L'Étreinte inachevée
Ils se frôlent, sans se retenir,
Un souffle suffit à tout définir.
Un désir ancien, un feu contenu,
Dans leurs yeux, tout est reconnu.
Leurs mains hésitent, leurs voix s’éteignent,
Sous la pudeur, les âmes saignent.
Une étreinte brève, un soupir d’adieu,
L’amour suspendu entre deux cieux.
Rien n’est dit, mais tout est compris,
Dans ce silence, tout est écrit.
Ils se quittent sans bruit, sans détour,
Mais leur absence hurle d’amour.
Fabien Gaudin
