Laniakea, souffle des mondes
Dans l’ombre infinie de Laniakea,
L’âme des galaxies danse, éphémère et fière.
Des milliards d’étoiles tissent leur lumière,
Fragiles joyaux au sein du grand amas.
La Voie Lactée, parmi des sœurs sans fin,
Abrite le feu d’un astre qui s’éteint.
Chaque seconde, quatre millions de tonnes,
L’hydrogène s’efface, et l’énergie résonne.
Sous ce ballet de forces gravitationnelles,
Des civilisations naissent, s’élèvent, chancellent.
Elles s’effondrent, prisonnières des ressources,
Comme un écho, un refrain, une même course.
Et si dans l’immensité d’autres Big Bangs jaillissaient,
Des univers parallèles, inconnus, secrets ?
Si la gravité, ce lien entre les êtres et le vide,
Changeait d’échelle, devenant fluide ?
Peut-être, au cœur de Laniakea, des forces sommeillent,
Adaptées aux géants, au-delà du soleil.
Un murmure d’énergies, sculpté par les dimensions,
Qui guide l’immensité vers de nouvelles passions.
Le vertige nous prend, face à cet infini,
Mais dans l’émerveillement, naît une harmonie.
L’univers est un souffle, une question sans fin,
Et nous, des éclats qui cherchent leur chemin.
Fabien Gaudin
