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Fabien Gaudin

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Le Souffle de l’idée

Avant le Big Bang, tout était néant,
Ni l’ombre d’un souffle, ni l’éclat du temps.
Un abîme sans forme, un vide sans loi,
Un silence profond où rien ne vibre ni ne croit.

Platon rêvait d’un monde éternel,
D’idées parfaites, d’une flamme immortelle.
Pour lui, tout existe dans un ordre précis,
Un miroir du réel, figé à l’infini.

Mais si rien n’était avant l’éclat,
Pas d’espace, pas de lumière, pas de combat,
Comment naîtrait une vérité si pure
Dans le chaos brûlant d’une énergie obscure ?

Avant l’idée, il y a l’émotion,
Un souffle premier, une détonation.
L’étincelle jaillit, vive et sauvage,
Créant un chemin dans le grand naufrage.

Platon cherchait la beauté parfaite,
Mais le réel vacille, se crée, s’inquiète.
La vérité n’est pas gravée dans l’éther,
Elle surgit du tumulte, fragile, éphémère.

Alors, avant tout, qu’était-il vraiment ?
Un frisson caché, un secret latent.
Pas d’ordre sacré, pas de lois fixées,
Mais une flamme naissante, une vérité à rêver.

Fabien Gaudin