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Fabien Gaudin

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Le Murmure de l’inconscient

Une voix au réveil, douce et discrète,
« Laisse ce train », soufflait-elle en cachette.
Les clés disparues, un détour imprévu,
Sur la route, un danger qui semblait confus.

À la gare, un quai changé, un contretemps,
Les portes se ferment, juste devant.
Elle voulait prouver que son instinct mentait,
Mais la porte close doucement l’arrêtait.

À l’intérieur, un passant tentait d’aider,
En vain, le wagon refusait de céder.
« Il ne fallait pas », pensait-elle enfin,
L’inconscient avait gagné ce matin.

Destin, dit sa mère selon ses croyances, un fil délicat,
Mais elle, plus sage ou plus cartésienne, n’y croit pas.
Finalement, elle suit son instinct empreint d’inconscient,
Qui a gagné cette fois-ci: un guide profond,
Un souffle intérieur, son propre horizon,
Qui veille sur elle comme un petit ange caché.

Fabien Gaudin

Autres versions

Version 2

Une voix au réveil, douce et discrète,
« Laisse ce train », soufflait-elle en cachette.
Les clés disparues, un détour imprévu,
Sur la route, un danger qui semblait confus.

À la gare, le hasard joua son tour,
Un quai changé, un contretemps trop court.
Le train se ferma, juste devant ses mains,
Comme si l’univers freinait son chemin.

Elle voulait prouver que l’instinct se trompait,
Mais la porte close doucement l’arrêtait.
À l’intérieur, un passant tendit sa main,
En vain, le wagon refusa le destin.

« Il ne fallait pas », murmurait-elle enfin,
L’inconscient, ce matin, tenait le chemin.
Destin, disait sa mère, un fil délicat,
Mais elle, cartésienne, ne s’y fie pas.

Pourtant, ce souffle intérieur, mystérieux,
Semble guider ses pas au-delà des cieux.
Un ange caché veille dans l’ombre, discret,
Un murmure profond qu’elle suit désormais.

Car l’intuition, qu’elle croit rationnelle,
Est ce fil secret entre l’âme et le ciel.